Toute nature morte est elle une vanité ?

Le site internet du Rijksmuseum répertorie les oeuvres conservées et exposées au sein du musée. Le site est en néerlandais et peut être traduit en anglais.

Il y a quatre possibilités offertes : explorer la collection, faire une recherche dans la collection, le Rijksstudio et « recherches et bibliothèque ».

Explorer la collection permet de parcourir le catalogue numérisé des oeuvres à partir de quatre onglets : les « gros plans » contenant les chefs d’oeuvres; « feuilleter la collection »; puis les oeuvres concernant l’Histoire et enfin la partie réservée aux expositions temporaires.

L’autre possibilité permet elle d’effectuer une recherche dans la collection via un moteur de recherche, à partir de critères tels que le nom de l’artiste, de l’oeuvre ou de la scène.

Ce site est très utile pour trouver les oeuvres conservées au musée, de bonnes qualités. En faisant une recherche à partir du moteur de recherche « vanitas » on trouve de nombreux onglets permettant de trouver les artistes qui ont travaillé sur ce sujet.

Le site ne fournit pas beaucoup d’analyses, d’articles ou d’ouvrages numérisées. Par ailleurs, il y a une différence subtile entre « explorer la collection » et « rechercher dans la collection »

et dans l’onglet « explorer la collection » il y a un onglet qui permet de faire une recherche, ce qui recoupe la fonction de « rechercher dans la collection ».

Le dictionnaire en ligne Larousse est utile pour trouver les différents sens d’un terme. Il définit la nature morte comme étant un genre artistique caractérisé par la « représentation pictural d’objets, de fleurs, de fruits, de l’égumes, de gibier ou de poissons ». La définition précise plus tard que la vanité est une nature morte qui comporte une « juxtaposition de certains motifs ».

Le Larousse fournit une information quant à l’apparition du terme de nature morte : ce mot daterait de 1650 « still-leven » aux Pays-Bas. Une telle provenance s’explique par le gout des pays d’Europe du Nord pour la « réalité concrète des choses », et ce, notamment en Hollande.

Domino est un portail qui répertorie des ressources numériques en ligne. Par le biais de ce portail, on trouve un lien vers le site de Persée. Persée est une bibliothèque en ligne de revues scientifiques dans des domaines des sciences humaines et sociales, et notamment d’Histoire de l’art.

Sur le site de Persée, en tapant dans le moteur de recherche « vanités natures mortes » on trouve l’article de Marc Blanchard, professeur de littérature comparée à l’Université de Californie, Davis. Le sujet de son article porte notamment sur la question :

Toute nature morte est elle une vanité ? 

Dans son article numérisé accessible sur le portail Persée, Marc Blanchard sillonne cette question de la nature morte et des vanités.

La vanité est une catégorie à part de la nature morte du fait de sa charge symbolique : la mort qui « guette l’amateur de choses terrestres » par des fleurs qui se fanent, des os, une montre ou horloge qui marque la fuite du temps. La nature morte fait appel au sens uniquement visuel, alors que la vanité éveille la conscience de son spectateur. Le message d’une vanité est d’ordre moral, qui veut dénoncer le caractère vain des biens terrestres, toutes appelées à disparaitre. L’utilisation des fruits, des fleurs et des légumes est probant car ces produits moisissent presque à vue d’oeil. C’est une référence à notre propre avancée vers la mort.

Clémence L.

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